La perception d’un dirigeant sur les logiciels libres – Partie 2

L’implication de la Ville de Québec dans la collaboration et le partage des logiciels libres

Afin de bien saisir tous les impacts économiques qu’ont les logiciels libres sur une entreprise, je vous présente la deuxième partie d’une entrevue professionnel réalisée auprès de M. Michel St-Laurent, directeur de la division du soutien aux utilisateurs au sein du département des Technologies de l’Information et des Télécommunications de la Ville de Québec. Dans cette deuxième partie de l’entrevue , M.Saint-Laurent me témoignait que ses commentaires s’appliquaient à l’ensemble des décisions prises au département des TIT et non seulement de sa division.

Comme cité précédemment, « le rôle des TIT au sein de l’organisation municipal est d’appuyer l’organisation dans l’atteinte de ses objectifs et dans sa recherche de performance et d’innovation, par l’offre et le soutien de solutions d’affaires en intégrant les technologies de l’information et des télécommunications ». On peut donc voir ici que le rôle des TIT et les choix de logiciel à faire auront un impact important sur le sommaire économique globale de la Ville.

Dans le but d’offrir un service au citoyen transparent de l’équipe du maire/mairesse en place et afin de diminuer ses coûts d’acquisition d’application, la Ville de Québec fait parti d’un regroupement des plus grandes villes du Québec afin de partager la connaissance, l’expertise et les moyens disponibles pour arriver au meilleur service possible. Ce regroupement, nommé G9, rassemble des ville tel que Montréal, Sherbrooke, Laval ainsi que plusieurs autres qui se spécialise en concentrant leurs efforts de développement et de maintenance sur certaine applications grand public bien précise. Par exemple, c’est la ville de Laval qui supporte toutes les applications se rapportant au domaine de la cour municipal et c’est à Québec que revient la tâche de s’occuper d’héberger l’application de gestion de la paie. Tous ses services sont supportés, et transportés, par un réseau haute vitesse nommé RIMQ pour Réseau de l’Informatique Municipale du Québec privée à l’utilisation des villes. Ainsi, si une ville développe une application maison particulière à un domaine et que celui-ci peut être applicable à d’autre municipalité, la disponibilité de se réseau rend le partage d’information et la diffusion de la connaissance plus aisé.

On peut donc comprendre à la lumière de ces implications que la Ville utilise à bon escient les modes de communications et d’échanges que les nouvelles technologies peuvent offrir en participant à ce qui ressemble à un Nuage Collaboratif Privée, qui fournit à ses participants une gamme d’applications autant privées que libres ainsi qu’une expertise bien précise en lient avec les logiciels, ce qui permet au développement maison une plus grande visibilité ainsi qu’un service à la clientèle de très haut niveau.


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Pourquoi développer du libre ?

L’économie du logiciel libre est un sujet sur lequel l’on peut se poser plusieurs questions. Effectivement, on peut être appelée a se demander pourquoi les développeurs sont portés à développer du libre à la place des logiciels propriétaire qui sont nécessairement plus payant. Pour commencer, il est important de savoir que «contrairement à une perception populaire, moins d’un tiers des développeurs sont des étudiants, et plus de la moitié sont payés pour développer leur projet ou le faire fonctionner dans leur entreprise». Plusieurs motivations autres que monétaires poussent les développeurs à créer des logiciels libres, en voici quelque une.

«La plupart des contributeurs à un projet open source sont motivés au départ par le désir d’apprendre à utiliser le logiciel, et ceux qui sont payés pour le faire sont particulièrement intéressés par la possibilité de l’adapter aux besoins de leur travail. Le travail d’un développeur ou utilisateur de logiciel libre consiste à s’assurer du bon fonctionnement du logiciel, résoudre les incidents de fonctionnement, éventuellement corriger le code et proposer des changements. Les responsables d’un projet doivent en outre maintenir une distribution du logiciel, c’est-à-dire tenir à jour l’ensemble de fichiers nécessaires au fonctionnement et à la compréhension du programme, en assurer la diffusion et coordonner le travail des développeurs du projet. La plupart travaillent moins de 5 heures par semaine sur leur projet, mais près de 15 % y passent de 15 à plus de 40 heures par semaine.

Les développeurs répondent à la fois aux incitations monétaires et aux incitations non monétaires. Il montre que dans ce cas-là les incitations monétaires peuvent en quelque sorte « polluer » les incitations non monétaires. Une entreprise commerciale garde un droit de propriété sur le travail de ses développeurs, et s’en servira, au moins dans certains cas, d’une façon différente de celle qu’ils auraient eux-mêmes choisie. Cela peut entraîner une diminution des incitations. Vu ainsi, le logiciel libre serait une façon plus efficace de tirer profit des incitations non monétaires des programmeurs.

Il est difficile d’évaluer l’impact économique du logiciel libre, que cet impact se manifeste dans les emplois liés aux industries de service qui l’entoure, par son usage dans les entreprises, par les particuliers et dans l’infrastructure de l’internet, ou par la concurrence qu’il représente pour les logiciels propriétaires. La question essentielle dans cet article n’est pas tant de déterminer l’importance des activités liées au logiciel open-source, mais de déterminer si l’existence de ce type de logiciel augmente le bien-être social, que ce soit parce que, comme le disent ses défenseurs, il est de meilleure qualité, plus innovant, plus robuste, plus flexible ou plus facile d’emploi que les logiciels propriétaires qu’il remplace, ou parce que son développement est plus rapide, mieux ciblé et mieux coordonné que le développement propriétaire»

Voici la référence qui a inspiré mon article :
http://www.cairn.info/revue-reseaux-2004-2-page-111.htm

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La perception d’un dirigeant sur les logiciels libres – Partie 1

La perception d’un dirigeant sur l’Utilisation des Logiciels Libres

Afin de bien comprendre le rôle et la portée qu’on les logiciels libres en entreprise, il semblait plus que pertinent d’aller recueillir l’impression des dirigeants sur le marché du travail quant à l’utilisation du logiciel libre. Je vous présente ici la première partie d’une entrevue professionnel effectuée auprès de M. Michel St-Laurent, directeur de la division du soutien aux utilisateurs au sein du département des Technologies de l’Information et des Télécommunications de la Ville de Québec.

Le rôle des TIT au sein de l’organisation municipal est « d’appuyer l’organisation dans l’atteinte de ses objectifs et dans sa recherche de performance et d’innovation, par l’offre et le soutien de solutions d’affaires en intégrant les technologies de l’information et des télécommunications »1. Plus précisément, le rôle du soutien aux utilisateur est d’aider les utilisateur à tirer profit au maximum des technologies mises à leur disposition. Pour se faire, la division offre des service de définition de besoins technologiques, d’acquisition du matériel informatique et de la formation.

Pour bien cerner l’environnement dans lequel le choix du logiciel libre est une alternative viable, j’ai d’abord demandé au gestionnaire d’où provenait les décisions quant aux choix des logiciels à utiliser. Les choix des logiciels et applications métier à utiliser revient à un conseiller d’affaires spécialisé dans le domaine auquel il est rattaché. Ce modèle de gouvernance convient très bien aux activités économiques de la Ville qui comprend plus de 100 domaines d’affaires différents, comme par exemple la comptabilité des paies, l’arpentage, la réfection des installations urbaines et bien d’autres. Pour ce qui est des suite bureautique, le choix appartient à la division du soutien aux utilisateurs.

Par la suite, j’ai demandé au gestionnaire quels sont les critères de sélection d’un logiciel. Le premier élément à prendre en considération selon lui est la disponibilité d’un support à la clientèle après vente. En effet, il m’a signalé à plusieurs reprise qu’une application se doit d’être supporter par le fabriquant afin que celui-ci puisse répondre dans un délai très court à tout type d’interrogation sur l’application, son utilisation et son fonctionnement. Le facteur de coût est également un élément à prendre en considération, et ce non seulement pour l’achat du matériel mais également en rémanence des coûts, en formation et en expertise externe. Dernièrement, l’élément le plus important selon lui dans un domaine aussi varié est la facilité d’installation et de coordination de toutes les applications sur un même réseau. Il s’agit en effet d’un élément de taille quand on comprend que l’environnement technologique de la Ville est constituer d’environ 1000 applications métiers spécifiques et regroupe plus de 5000 utilisateurs.

Pour résumé le point de vue de M. St-Laurent, la solution la plus compatible, qui possède le meilleur coûts à long terme et la plus facile à utiliser est celle présentement offerte par Microsoft. Ce choix a été fait car tous les produits offert sous cette bannière sont pratiquement « plug and play », offrant un grande compatibilité avec tous les types d’application, on un service à la clientèle très disponible et ne possède aucun coût de formation compte tenu de l’expertise en place.

Certaines exceptions sont toutefois possible, tels l’application libre Alfresco, qui permet l’installation des postes de travail selon une image système pré-usiné. Ce choix démontre que si le milieu du logiciel libre peut offrir un logiciel stable, possédant une valeur égale aux compétiteur et surtout, un service à la clientèle après vente de qualité, le choix du libre peut être une solution envisageable.

1Plan d’affaires 2010-2012; Service des TIT; Ville de Québec

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L’utilisation des logiciels libres dans les entreprises

Le phénomène des logiciels libres est de plus en plus présent dans le monde des affaires. En effet, un très grand nombre d’organisations se sont tournées vers les logiciels libres pour leur permettre d’économiser d’importants montants d’argent. «Contrairement à ce l’on pourrait croire, l’avantage premier du logiciel libre n’est pas sa gratuité. En effet, bien qu’une grande entreprise puisse économiser beaucoup uniquement en évitant de payer le coût d’acquisition et de renouvellement des licences des logiciels propriétaires en adoptant les logiciels libres, il existe plusieurs autres facteurs qui pourraient vous inciter à regarder du côté du libre.»

Effectivement, il existe une multitude d’avantages reliés à l’utilisation des logiciels libres. Premièrement, les logiciels libres sont très sécuritaires. « En effet, l’ouverture du code source permet à tout et chacun, dans la communauté des développeurs, de corriger le moindre petit bogue rapidement. Il n’est d’ailleurs pas surprenant de voir apparaître des mises à jour mensuelles de certains logiciels complexes. Et cette même communauté veille au grain afin d’éviter que des individus malveillants tentent de dissimuler dans le code une « porte arrière dérobée » (back door) permettant de pénétrer le système sans autorisation.

Ils respectent les normes et les standards. Si par exemple, Internet fonctionne aussi harmonieusement depuis sa création, c’est qu’il a été construit sur des bases solides lui permettant d’évoluer, à savoir des normes et des standards ouverts. Et il en va de même pour les logiciels libres. Ceux-ci respectent toujours les normes et les standards ouverts. Cela permet à une entreprise qui désire migrer vers une nouvelle application d’éviter d’énormes complications dues à la conversion des données.

La disponibilité du code source garantit la pérennité des logiciels qu’ils utilisent. Désormais, une société qui adopte le logiciel libre n’est plus tributaire des « humeurs » d’un éditeur. Elle aura toujours le choix de conserver son application, ou encore de la faire évoluer à partir du code source existant. Donc, la disponibilité du code source garantit toujours que le logiciel pourra grandir en fonction des besoins de l’entreprise.

Les entreprises spécialisées en développement et support d’applications en logiciel libre sont reconnues pour offrir un service rapide, mais surtout personnalisé. De plus, une entreprise qui investit en développement et en personnalisation de logiciels libres dans une société québécoise s’assure que les montants engagés demeurent au Québec et ne traversent pas la frontière. Supporter une entreprise spécialisée en logiciel libre est économiquement bon pour le Québec.»

Pour terminer, il est important de savoir que les logiciels libres permettent d’effectuer à peu près n’importe quel tâche informatique dans un entreprise. En effet, il existe des logiciels qui effectuent exactement les mêmes tâches que certains logiciels propriétaires. Voici une liste des logiciels libre qui sont le plus fréquemment utilisé pour remplacer les logiciels propriétaires.

Application Logiciels libres Logiciels propriétaires
Navigation Internet Mozilla Firefox Internet Explorer
Système d’exploitation GNU/Linux Microsoft Windows
Bureautique OpenOffice.org Suite Microsoft Office
Messagerie Thunderbird Outlook , Lotus
Messagerie instantanée aMSN, Pidgin Windows Live Messenger
Graphisme GIMP, Sodipodi Photoshop, Illusrator
Editeur HTML Nvu Dreamweaver
Création site SPIP,Joomla
Création blog Dotclear,Wordpress
Antispam SpamBayes VadeRetro
Comptabilité/Gestion OpenSi Ciel
Logiciel de comptabilité OpenSi, phpCompta Ciel , Avanquest
Logiciels de facturation Factux Ciel facturation
Logiciels de gestion commerciale Lefacturier, PimentGest EBP logiciels de gestion, ERT
Logiciel de paie Ésilog DigiPaie

Voici les références qui ont inspiré mon article :
http://www.logiquelibre.com/modules/documentation/item.php?itemid=3
http://www.commentcamarche.net/faq/9737-logiciels-de-gestion-et-comptabilite
http://www.commentcamarche.net/faq/10731-les-logiciels-libres-dans-l-entreprise

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Chambardement du modèle d’affaires

Le développement de logiciel libre et ouvert a ses particularités et celles-ci ont un impact important sur le modèle d’affaires des entreprises qui se lancent dans l’aventure. Il y a différent point qui se démarque du modèle standard des grandes organisations dites propriétaires (ex. Microsoft, Apple et autres). Le premier vient des particularités de mode de développement. Deuxièmement, les avantages qu’offrent le logiciel libres et ouvert aux utilisateurs. Cependant, comme toute chose il n’y a pas de solution miracle, il subsiste des avantages et des désavantages.

Les particularités proviennent du fait que pour les grandes de ce monde le coût du marketing, les spécialistes avec l’expérience de plusieurs années de travail sont très couteaux. L’univers de Linux présente une approche différente qui se base sur les quatre points suivant :

  1. La quantité des concepteurs. En fonction de la popularité du projet plusieurs personnes y peuvent travailler. (ex. : des programmeurs, des testeurs et des designers.)
  2. L’ouverture du code. Un code ouvert peut-être examiné par mille personnes, dans ce cas les chances de découvrir les erreurs augmentent.
  3. La vitesse de l’élaboration.
  4. Le développement des logiciels en conformité avec les exigences de la communauté.

Tout cela dégage un bon nombre d’avantages pour les utilisateurs par son coût peu élevé, elle octroi aussi une certaine liberté face au développeur, il y a de bonne économie à faire sur les dépenses et ça mise au point fait ressortir les forces personnelles de l’utilisateur, quoi que cette dernière dépend des compétences que détiennent les utilisateurs à examiner les paquets.

Les principaux revenues que peuvent en tirer ses compagnies ne viennent pas directement de la programmation des logiciels, car souvent les licences ne leur permettent pas ou bien c’est que la propriété du programme ne leur revienne pas directement ou encore parce que la proposition est très facile à reproduire, donc une forte concurrence des rivaux.

En conclusion, tout comme le modèle de développement dans le monde d’Unix est révolutionnaire et ingénieux. Il faut user des mêmes qualités pour tirer son épingle du jeu dans un environnement très compétitif où l’ingéniosité est omniprésente.

 

Le tout est tiré du site web de tiutiun  donc voici l’adresse :

http://www.tiutiun.com/articles/business-sur-logiciel-libre

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Hybridation logiciel libre et logiciel propriétaire

J’ai entendu parlé pour la première fois du concept d’hybridation entre logiciels libres et logiciels propriétaires dans le cadre des conférences organisées par LINUQ lors de la « Journée internationale du logiciel libre » en septembre dernier.  Pour bien situer la notion d’hybridation entre logiciel libre et logiciel propriétaire, rappelons tout d’abord les 4 droits du logiciel libre tel que présenté par l’un des intervenants de la journée, monsieur David Tremblay de LINUQ.  Le premier droit : le logiciel libre peut être utilisé selon l’usage qu’on veut en faire sans condition particulière d’utilisation.  Le deuxième droit : le logiciel libre est un logiciel dont on peut étudier le code source.  Les partisans du logiciel libre considèrent le code comme une connaissance universelle dont personne ne devrait être « propriétaire ».  Troisième droit du logiciel libre : il peut être copié et vendu.  Et enfin le quatrième droit : le logiciel libre peut être modifié. 

Certains intervenants de la journée ont par la suite abordé le sujet que des firmes informatiques s’accaparaient des logiciels libres et tentaient de revendre des versions améliorées ou des modules qui venaient compléter un logiciel libre.  Ils expliquaient aussi que quelques temps plus tard, une version gratuite semblable apparaissait sur le net pour venir contrecarrer ces versions propriétaires.  J’ai trouvé intéressante cette compétition entre logiciel hybride et les partisans du vrai logiciel libre et j’ai décidé d’essayer de trouver davantage d’informations sur les logiciels hybrides. 

Ma recherche sur l’hybridation entre logiciel propriétaire et logiciel libre m’a conduit à un article de Thiérry Lévy-Abégnoli sur le site français ZDNet.Fr.  Dans un premier temps, monsieur Lévy-Abégnoli décrit certains produits sur le marché.  Voici l’extrait :

« Des éditeurs développent des logiciels libres en adoptant un modèle mixant gratuité et versions payantes.  Pour limiter le phénomène, qui perturbe les utilisateurs, la communauté et certains éditeurs répliquent avec des variantes gratuites et d’autres modèles. Parmi les multiples modèles économiques qui se cachent derrière le logiciel libre, l’un d’entre eux a le vent en poupe : coupler un progiciel en open source et une démarche commerciale. « C’est une tendance forte, les plus emblématiques se nomment Pentao dans le monde du décisionnel ou eZ Systems et Alfresco dans la gestion de contenu », confirme Patrice Bertrand, directeur des opérations de la SSII Smile, spécialisée dans l’intégration de solutions open source.  En quoi ces acteurs se démarquent-il des promoteurs de logiciels propriétaires ? Selon Alexandre Zapolsky, directeur général de Linagora, « ils ne sont finalement pas très différents des éditeurs classiques, sauf au niveau de leur modèle de distribution et de commercialisation qui consiste à divulguer le code source pour faire connaître leur produit, avant de le monétariser d’une façon ou d’une autre. »

Monsieur Lévy-Abégnoli explique par ailleurs que la version gratuite est souvent perçue comme un appât :

« Mais justement, derrière les différents modes de monétarisation s’en cachent certains qui génèrent des frustrations. Ainsi, nombre de ces éditeurs proposent d’autres versions, modules ou connecteurs, qui sont payants mais quasiment indispensables. « Ceux-ci sont vécus négativement par les clients, qui voient finalement la version gratuite comme un simple appât », relève Patrice Bertrand. Certains éditeurs montent en outre des réseaux de partenaires agréés. « Ils dirigent les clients vers ces intégrateurs qu’ils obligent à travailler sur la version payante », explique Alexandre Zapolsky. De surcroît, la communauté se retrouve souvent réduite au rôle d’observateur, l’éditeur contrôlant entièrement le développement et ne retenant des propositions extérieures que les corrections de bugs. « Les plus intelligents laissent à cette communauté le soin de développer des extensions », précise Patrice Bertrand. C’est le cas de Nuxeo, éditeur d’un outil de gestion de contenus en open source. « Nous nous concentrons sur le noyau qui nécessite un niveau de qualité élevé, et donc un contrôle plus rigoureux », se justifie Stéfane Fermigier, P-DG de Nuxeo. »

Pour contrecarrer les manœuvres des firmes informatiques, la communauté des logiciels libres réplique par le biais de schisme ou de fork qui sont des branches dérivées comme explique monsieur Lévy-Abégnoli :

« Que ce soit pour l’une ou l’autre de ces raisons, une partie de la communauté estime parfois que les bornes sont dépassées, et lance alors un projet concurrent sur la base de la version gratuite. Elle développe alors l’équivalent des extensions et versions payantes, ou corrige les lacunes. On parle de schisme ou de fork (qui signifie branche dérivée). Open Bravo et ADempiere sont ainsi des forks de Compiere, de même que Vtiger vis-à-vis de SugarCRM.  Ce phénomène peut jeter le trouble chez des clients confrontés au risque de multiplication des forks, donc de variantes alors qu’ils ont beaucoup investi sur l’original. Mais cela représente aussi un contre-pouvoir. « Le fork est une épée de Damoclès pour les éditeurs, et un garde-fou rassurant pour les clients », affirme Patrice Bertrand. Et ces éditeurs en sont bien conscients. « C’est tout l’art de trouver un équilibre. Avec trop de contrôle, on s’aliène une partie des gens. Et avec des extensions payantes, on risque d’engager une course avec ceux qui réalisent des extensions officieuses et gratuites », affirme Stefane Fermigier. »

Au bout du rapport de force, certains éditeurs renoncent au modèle hybride, d’autres optent pour un service payant :

 « Nombre d’éditeurs de logiciels libres renoncent d’ailleurs à ce modèle hybride. Par exemple, Pentao et Alfresco avaient des modules payants mais viennent de tout passer en licence GPL. « D’autres maintiennent cette politique par crainte de se faire piller leur propriété intellectuelle. Mais nous pensons qu’il faut faire confiance à l’open source et à l’intelligence de nos clients », affirme Alexandre Zapolsky.  En l’occurrence, Linagora vient de racheter Aliasource, éditeur d’OBM, un outil de travail collaboratif en open source, avec des modules payants qui pourraient prochainement devenir gratuits. D’autant que les alternatives existent. La principale, adoptée par Linagora pour tous ses autres logiciels, consiste à proposer un service payant de type software assurance, avec des garanties de mises à jour et de corrections de bugs. « Il suffit que 10 % des entreprises optent pour ce service pour que le modèle économique reste viable malgré la gratuité totale du logiciel. Les 90 % restant servent à établir la notoriété du produit », estime Patrice Bertrand. »

Après avoir fait quelques lectures, j’en suis venu à la conclusion qu’il y avait une sorte de course entre les firmes informatiques qui mettent sur le marché des logiciels hybrides et la communauté du logiciel libre qui a tendance à répliquer assez efficacement avec des versions gratuites.  Je pense que c’est là une saine compétition : les firmes arrivent avec de nouveaux produits qui sont copiés ou améliorée par la communauté du logiciel libre ce qui poussent les firmes à produire de nouvelles versions pour relancer leur vente,..  Ce qui peut que faire évoluer les produits disponibles.  D’ailleurs certains experts pensent que le modèle hybride entre le logiciel libre et le logiciel propriétaire serait le modèle idéal.  Si vous voulez en savoir plus sur ce point de vue, je vous propose d’écouter un vidéo mis en ligne par monsieur Frédéric Hélin, chargé de projet pour ARDI Rhône-Alpes Numérique. Voici le lien :  http://www.dailymotion.com/video/x7flcb_open-source-modeles-hybrides-payant_tech

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À qui la faute?

Je suis allé faire un tour à l’assemblée générale du groupe Action TI de Québec et j’y ai rencontré plusieurs personnes très intéressantes. Au cours d’une discussion avec un représentant de Microsoft sur le logiciel libre en entreprise et le choix d’une solution, je me suis fait offrir comme réponse suivante : «Si ça tourne mal et qu’il y a des pertes pour ton entreprise, tu te tournes vers qui pour un dédommagement? La communauté? Tandis qu’un éditeur, lui est responsable.» J’en suis resté sans réponse et la question m’est restée en tête sans que je puisse y répondre. Je me suis demandé si je ne m’étais pas fait servir un argument de vente biaisé ou si c’était vraiment une considération à prendre en compte, car la question pour un gestionnaire est vraiment lourde de conséquence.

Je ne n’en suis pas resté là, j’ai entrepris quelques recherches sur Internet pour répondre à ma question, à savoir si je ne m’étais pas fait jeter de la poudre aux yeux. J’ai trouvé un guide de référence rédigé pour le compte de la Direction de l’architecture qui relate la question de responsabilité civile en voici le lien : http://www.msg.gouv.qc.ca/documents/logiciel_libre/guide_2007.pdf. En page 26 il traite des indemnités et des garanties entre logiciels libres et ouverts et propriétaire, mais il n’a rien de très concluant à ça, sauf que la question est bien réelle.

J’ai donc poussé plus loin ma recherche pour tomber sur un site rédigé par M. Jean-Marie Gouarné directeur technique et consultant en systèmes d’information chez GENICORP. C’est là que je me suis rendu compte qu’il y a vraiment un flou (pour les deux options) quant à la responsabilité des licences au niveau juridique et de l’existence d’une Omerta. Il fait état non seulement des facteurs économiques, mais aussi sociaux et humains de la question. Voici quelques extraits tirés de son argumentation qui m’ont permis de répondre à ma question :

« en matière de systèmes d’information, les utilisateurs professionnels, les consultants et les intégrateurs ont été « éduqués » par le modèle économique et les stratégies d’achat issus de l’édition commerciale de logiciel du dernier quart du 20ème siècle ; si elle est invoquée hors contexte face à une audience non préparée, l’idée de gratuité ne peut que susciter des interrogations soupçonneuses sur la pérennité de l’offre. Il convient tout de même de ne pas déduire hâtivement de ce dernier constat l’idée que la gratuité de la licence ne sert à rien et qu’il vaut mieux utiliser du logiciel payant en s’imaginant que ce qui se paye est plus « sérieux » que ce qui est gratuit. Certains éditeurs tentent de nous persuader que, en achetant des licences (et les services associés), on achète de la tranquillité et que, tout bien pesé, le logiciel commercial revient moins cher que le logiciel libre. Cette affirmation se fonde sur un postulat selon lequel, dans le domaine du logiciel comme dans une industrie traditionnelle, seul un acteur commercial de premier plan est capable de s’engager sur la robustesse et la pérennité de son offre. Or, depuis quelques années, ce postulat est si souvent battu en brèche dans certains pans de l’activité informatique qu’on se demande ce qu’il vaut aujourd’hui. La réalité démontre que le seul fait d’avoir payé (ou non) les composants logiciels d’une solution informatique ne préjuge pas de la valeur finale de la solution. Dans ces conditions, le simple bon sens voudrait qu’on se demande « pourquoi payer » avant de se demander « pourquoi ne pas payer ». »

« En réalité, il n’y a pas de profil idéologique type du créateur de logiciel libre, sinon, probablement, un certain individualisme confinant à l’orgueil et éventuellement mêlé d’altruisme. Je dis éventuellement car la publication gratuite de logiciel libre rend personnellement visible son auteur, dont l’ego est d’autant plus gratifié que le travail est bien fait. C’est là le secret de l’étonnante robustesse du logiciel libre : s’il y a une faille de sécurité ou un bogue non corrigé, c’est quelqu’un, et non une équipe de programmeurs anonymes, qui est connu et montré du doigt par le public utilisateur. Pour quelqu’un qui, comme moi, connaît de l’intérieur l’état d’esprit du programmeur au travail, il est évident que l’orgueil personnel est un ressort plus puissant de la « qualité totale » et du « zéro défaut » que les primes de fin d’année. L’un des mérites sociaux du LL a été de révéler qu’un bon programmeur se situe quelque part entre l’artiste et le compagnon. »

« Pour la défense des éditeurs, on rappelle parfois qu’il est humainement impossible de garantir l’absence de bogue dans un logiciel comportant plusieurs millions de lignes de programme. L’argument sonne vrai, dès lors qu’on admet effectivement que le logiciel échappe aux règles communes de l’industrie. Qui oserait soutenir qu’un avion long courrier est un produit plus « simple » qu’un progiciel de gestion ? Or, en cas de défaillance du matériel, permettrait-on à Airbus ou à Boeing d’échapper à ses responsabilités en invoquant la complexité du produit ? Le risque et la complexité, ça se mesure et ça se gère partout… sauf dans le logiciel ? Si elles acceptent les conditions des éditeurs, c’est peut-être parce qu’elles estiment, consciemment ou non, que la garantie du logiciel n’est pas un enjeu très important. Ensuite, les entreprises répugnent à aller au contentieux contre leurs fournisseurs de logiciels, pour des raisons qui, là aussi, sont sociales et non juridiques. Porter devant les tribunaux un litige avec un éditeur, c’est, de la part du décideur concerné, avouer à sa hiérarchie, à ses collaborateurs, à ses actionnaires et au public qu’il a fait un choix malheureux. Une option politiquement dangereuse en dépit de tout ce que disent les théoriciens du management à propos du « droit à l’erreur ». »

Je ne crois pas qu’il y est une réponse toute faite sur le plan de l’imputabilité, mais le débat déchire les camps. Pour en revenir à ma question à savoir si je m’étais avoir par un tour de passe-passe, la réponse est oui. Les seules vraies garanties sont dans les ententes dites « clé en main ». C’est ce conclu M. Gouarné. Je vous recommande la lecture de ce document en voici le lien : http://jean.marie.gouarne.online.fr/ll.html .

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